Eth pourtaou dé labignoulo


*Voici deux portails, l' un encadré de marbre gris, l' autre abritant "u couloumé",un pigeonnier sous son toit d'ardoises.Tous les deux ont une inscription ayant trait parfois à la date de construction de la maison.

Eth pourtaou dé Partariou


* Eth coumandant dé Haourino", "Commandant de chez Haourino", combien de fois n' ai-je pas entendu cette appellation pour désigner mon grand-père maternel. Commandant était un surnom dû à sa nature autoritaire, mais "Dé Haourino" m' intriguait car je savais qu' il s' appelait Louis Sabatut...L'explication vient du fait que dans certaines vallées pyrénéennes le droit d' aînesse était absolu et jouait en faveur du premier né ou bien, et c' est la le plus important, en faveur de la première née.

*Jusqu'au début des année cinquante, dans la tradition orale, de chez untel ( ici dé haourino), désigne l' exploitation mais aussi les gens qui composent cette "lignée", et l' héritier ou héritière, "eth cap de caso", en est le maître absolu. Il hérite non seulement de la totalité des biens, mais aussi de l' histoire et des traditions de cette maison qui est toujours désignée par le nom de ce lointain aïeul qui posa la première pierre. Celui qui s' unit par les liens du mariage ("eth yéndré", le gendre ou "éra nouro", la bru) avec ce chef de maison prend le nom de la maison dans laquelle il rentre et perd le nom de la maison dont il est issu.

*les habitants de cette vallée se reconnaissaient donc par le nom de leur lignée et non par leur nom patronymique qui était quand même en vigueur dans les registres d' état civil. Pour une lignée donnée ce nom patronymique pouvait changer plusieurs fois, notamment quand des héritières se mariaient. Un exemple:

*Mon arrière grand-père "Auguste dé Cap de camp" s' est marié avec "Marie Louise dé Haourino" (l' héritière), il est donc devenu "eth yéndré" "dé so dé Haourino". Sur les registres d' état-civil elle était devenue madame Sabatut, mais pour les habitants du village ou elle habitait, elle demeurait "Marie louise dé haourino", et ce nom de lignée s'est transmis à mon grand-père puis à ma mère. Et quand les gens ne connaissent pas, parfois, le nom patronymique d' une famille ils posent la fameuse question, "quin sé singnén ?", traduction littérale: comment signent t' ils ? .

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