Un sujet qui peut fâcher mais impossible à passer sous silence.

*Les Pyrénéens et plus particulièrement les autochtones, ont toujours eu le droit de chasse et ont toujours chassé.
Gaston Phoebus auteur de traités fameux sur la chasse et prince du piémont Pyrénéen n' avait pas plus de droits que les habitants des hautes vallées en ce qui concerne la chasse.


Nous sommes en présence d' une chasse populaire et traditionnelle qui fait partie intégrante de la culture que nous soyons chasseurs ou pas.Il n'y a pas ici de sélection par l' argent pour acheter une chasse comme cela se fait en Alsace. Des efforts on été faits, comptage du gibier, établissement de plans de chasse, pose de colliers,apprentissage de la nature, respect des règles,...

Reste pour une minorité à acquérir une éthique supérieure qui laisserait des chances au gibier et éviterait de voir des " viandards" ou d' entendre des récits de chasse fort peux glorieux.Les relations avec les non chasseurs s' en trouveraient facilitées et pourquoi pas plus cordiales.

*La chasse peut se pratiquer tout seul ou bien à deux ou trois chasseurs dans le cas de la chasse à l 'isard,.On chasse avec un ou des chiens la plume, essentiellement des perdreaux, le poil (lièvres, lapins) et les chevreuils.

Le sanglier quand à lui se chasse en battue avec des chiens courants ayant de la voix pour les entendre et ainsi savoir ou se passe l' action.Les agriculteurs voient d' un bon oeil cette chasse et renseignent les chasseurs sur les dégâts occasionnés aux prairies.

La palombe est plus difficile, quand il fait beau elle vole trop haut et quand il fait mauvais on la tire postée.

De longues heures d' observation, avec les jumelles instruments indispensables, de fréquents déplacement sur le territoire de chasse préparent des actions de chasse réussies qui ne sont pas le fait du hasard. Une bonne ou très bonne connaissance du milieu est indispensable.

 

Un fait divers révélateur, et encore en dessous de la réalité, qui pose le problème de l' éthique et de l' efficacité financière de la chasse, en effet les chasseurs sont responsables financièrement des dégâts causés aux cultures.

Ci dessous un article de la Dépêche du Midi. Publié le 18/02/2009 09:31 | H. D.

Les chasseurs barégeois sont en grève depuis début février. Deux d'entre eux ont été verbalisés par les gardes de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) pour avoir utilisé des téléphones portables lors d'une battue.
Les chasseurs barégeois, au premier rang desquels leur président Patrick Borderolle et leur responsable grand gibier Nicolas Marchand, estiment que cette réglementation est « inadaptée » aux moyens de transmission d'aujourd'hui et à l'évolution de la pratique cynégétique et « incohérente ».
Ils dénoncent « la situation paradoxale » dans laquelle ils se trouvent : « d'un côté, administration, élus, agriculteurs et fédération des chasseurs demandent régulièrement aux chasseurs de sangliers de réguler les populations qui font des dégâts considérables dans les cultures, les estives et provoquent même des accidents de la route. D'un autre, les chasseurs de sangliers subissent des pressions de la part de la garderie qui veut leur faire respecter scrupuleusement une législation dépassée notamment en zone de montagne ».
Les chasseurs barégeois en grève Chasse.
Verbalisés pour avoir utilisé le téléphone portable, ils dénoncent « une législation inadaptée » et « incohérente ».

Dans cette affaire, le président de la fédération de chasse des Hautes-Pyrénées, Jean-Marc Delcasso, ne pratique pas la langue de bois. Il dégaine et tire plus vite que son ombre : « Ils ont parfaitement raison. ça fait longtemps que je dis aux services de l'État que ça va finir comme ça.
D'un côté, l'État nous demande une mission de service public ; de l'autre côté, ses services, l'ONCFS pour ne pas le citer, ne cessent de traquer nos chasseurs comme de vulgaires voyous. On met plus de façons à arrêter un grand truand qu'un chasseur. Les Barégeois ont la garderie sur le dos qui les arrête pour un oui pour un non. Bien sûr, je suis opposé à l'utilisation de téléphones portables comme moyen de chasse, tout en sachant que le téléphone n'a jamais fait tuer du grand gibier. Il y en a ras le bol : ne pas pouvoir téléphoner quand on perd ses chiens, c'est normal peut-être ? Ce ne sont pas les gardes qui nous aident à les retrouver. Nous, on nous demande le gilet fluo, les portables à la maison et les voitures loin. La louveterie a droit au portable, à la voiture et à la chevrotine par-dessus le marché. Y en a marre d'être traités comme des mécréants. On vit dans un monde de non-sens. D'un côté, on nous demande de participer à la régulation officielle ; de l'autre, on nous envoie au tribunal. Cette grève, je la soutiens et je dis qu'elle va faire tache d'huile et pas qu'au niveau du département. On verra bien ce qui va se passer. Chaque année, c'est 25.000 accidents de la route dus aux sangliers et des millions d'euros de dégâts aux cultures. Alors ? »
Les chasseurs barégeois vendredi soir lors de la distribution des bracelets. Photo Cyrille Marqué.
Les Chasseurs barégeois, qui est la seule société du département exclusivement en zone de montagne, fait prévaloir sa spécificité : « Notre territoire de chasse qui s'étend sur 50.000 ha est très accidenté et parfois très difficile d'accès. Nous avons de petites équipes, entre 15 et 20 chasseurs seulement, par conséquent les chasseurs « en poste » lors des battues peuvent se trouver isolés. Nous avons aussi besoin de maîtriser nos chiens qui peuvent nous échapper. L'État veut nous faire chasser comme au siècle dernier, en soufflant dans des cornes de chasse pour transmettre des codes. Non, l'utilisation du téléphone portable ou du talkie-walkie, ce n'est pas du superflu car nous avons besoin d'un moyen de transmission pour la sécurité et l'organisation des battues. Il est à noter que tous les pays d'Europe chassent au talkie-walkie. Et le talkie-walkie n'a pas pour vocation première de faciliter la prise du gibier, bien au contraire, parfois, puisque ça l'effraie mais il est nécessaire pour organiser des battues efficaces et sécurisées. »

Les chasseurs barégeois rappellent que la pratique de la chasse « n'est pas seulement une passion, c'est aussi une action d'utilité publique » au service de la régulation de la nature et des agriculteurs. Il y a une quinzaine d'années à peine, ils tuaient une quinzaine de sangliers par an sur le canton, aujourd'hui avec leur prolifération, plus d'une centaine. « Si on arrête de chasser, les sangliers en surnombre saccageront les prés de fauche et d'estives qui sont les outils de travail des agriculteurs du pays Toy. Il ne faudrait pas que l'État écœure les jeunes pratiquants avec des procès-verbaux dissuasifs. Sachant que la moyenne d'âge est particulièrement élevée chez les chasseurs et que ce sont eux qui financent par timbre les dégâts des sangliers, qui paiera les dégâts ? »

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